19.5.09

High Hopes.

Flashback - Romain Rebiard.




Ou comment ne rien comprendre à un refrain dans un tunnel avec Le conducteur.





Beyond the horizon of the place we lived when we were young
In a world of magnets and miracles
Our thoughts strayed constantly and without boundary
The ringing of the division bell had begun


Along the Long Road and on down the Causeway
Do they still meet there by the Cut
There was a ragged band that followed in our footsteps
Running before time took our dreams away
Leaving the myriad small creatures trying to tie us to the ground
To a life consumed by slow decay

The grass was greener
The light was brighter
With friends surrounded
The nights of wonder


Looking beyond the embers of bridges glowing behind us
To a glimpse of how green it was on the other side
Steps taken forwards but sleep walking back again
Dragged by the force of some inner tide

At a higher altitude with flag unfurled
We reached the dizzy heights of that dreamed of world
Encumbered forever by desire and ambition
There's a hunger still unsatisfied
Our weary eyes still stray to the horizon
Though down this road we've been so many times

The grass was greener
The light was brighter
The taste was sweeter
The nights of wonder
With friends surrounded
The dawn mist glowing
The water flowing
The endless river
Forever and ever.





Et bien non, c'est terminé, après le pont et le refrain Klair...





High Hopes - Pink Floyd.

18.5.09

Cendres impies. Dévorent l'aube.
La nuit trempe la lune pourpre dans l'abîme.
La verve se perd dans l'oesophage,
Le masque se fait lourd à porter.
Les poussières se cumulent.
Le livide reprend sa place.
Et de l'acide lacrymale émane une douce Mélopée.
Le piano sans touches se découvre.
Et l'Horizon révèle ma placidité.
Tant pis.
Pour aujourd'hui.

17.5.09

Sans nom - Sarah Moon.



Les hormones sont ivres.

Les cauchemars harcèlent.

L'âme transperce et ne dort pas.
Les sentiments sont entoilés.
Le sexe est élastique.
Ton sourire circule et s'écrase.
Comme la sève qui m'achève.


Tu peux me violer. Mais laisse-moi croupir à l'ombre.


L'envie de sa chair.
Même lacérée.
Saupoudrer de Cyanure ses ambitions.
Noyée dans un lait farineux. Une vinasse.
Les pleurs sont édulcorés.
Et cisellent l'âme.
Tantôt claire. Tantôt pire.

Masque de cire.
Qui coule encore et qui se finit dans la transcendance.
Comme un dérapage de stylo.

As-tu cinq doigts comme moi ?
Ton silence est-il d'or blanc ?

Son vent crie. Il m'étouffe.
Les artères sèchent.

Pendant que les bordels se fracassent et jacassent.

Sans moi ?
Mutter und Kind - Egon Schiele

Les notes adipeuses s’égoutaient.
Imbrication des sueurs.
Emplir la voix à l'orbite d'un silence.
Poupée de chair.
Poupée de vent.
Je n'ai pas de Bourka.
J'ai une vodka.
Poussin in Hell, Paris (1999) Joel- Peter Witkin


Sur un rocher surplombant le rivage
Siégeait une moule on ne peut plus sage.
Un maquereau vint à passer et,apercevant la dame, lui pria la charité :
« - Cet endroit est fort humide, dit il, accablé,et je n’ai nulle par ailleurs où m’abriter.
Accepterez vous donc de partager logis
Avec un pauvre démuni ? »
Le poisson ayant eu l’heur de lui déplaire,la belle bégueule répliqua, austère :
« - Très cher, l’abris que vous enviez est mien
Et à le partager je ne consens point.
M’enticher du premier maquereau venu !
Désirez vous donc que tous me conspuent ? »
Face à cette ladrerie sans nul égal
Pauvre fretin resta muet comme un narval.
Cependant, un pécheur passant au loin
Remarqua le crustacé et, épris de faim,
Le mit à cuire sans plus tarder,
Rejetant seul la coquille, bien vidée.
Le maquereau, s’esbaudissant de ce triste spectacle
S’écria de vive voix : voilà bien un refuge que l’on ne me refusera !



Je vous le dis donc sans ambages :

Messieurs, avant d’assouvir vos besoins,
Veillez à ce que la moule soit à point ou restez en aux paluchades.